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Les CHITTAGONG HILL TRACTS

 

Terre ancestrale des tribus

 

La région, formée de collines, est située au Sud-Est  du BANGLADESH, limitrophe de l'INDE et du MYANMAR

 

 

 

 

Ce territoire, autonome depuis 1900 et réservée à une population tribale d'origine tibéto-birmane, est composé de 15 tribus différentes ; les Chakmas, Tripuras, Marmas, murungs, Mrus, Tanchangyas, Chaks, Maums etc...

 

 

 

 

 

jeune femme CHAKMA devant sa maison

 

 

 

 

 

 

 

 

groupe de jeunes TANCHANGYAS

  

 

 

 

 

 

 

 

jeunes fille MRUS

 

 

 

 

 

 

  Femme TRIPURA, reconnaissable à ses nombreux colliers

 

 

 

Chaque tribu a ses spécificités : coutumes, dialectes, rituels, artisanat, costumes ; par exemple, les femmes se distinguent par les différents tissages de leur jupe (le "pinon") et de leur écharpe (le "khadi").

Un mode de culture leur est commun : c'est le "JUM" (culture sur brulis), c'est pourquoi ces tribus sont regroupées sous le noms de JUMMAS.

 

 

 

 

 La région des "Chittagong Hill Tracts" (C.H.T.) dont la population est de tradition bouddhiste ou animiste, a été rattachée à ce pays islamiste et va connaitre nombre de tribulations :

 

Dans les années 60, la création du plus grand lac artificiel d'Asie, le lac KAPTAÏ, entraina l'inondation de 50 % des rizières des autochtones qui durent fuir leur région et s'exiler dans le N-E de l'INDE, où ils vivent encore actuellement.

 

      

De petits ilots émergent encore à la surface du lac dans lequel sont noyées d'innombrables maison et terres cultivables des tribus.

         

   

 

 

 Dans les années 80, la colonisation interne s'intensifia : des dizaines de milliers de bengalis, soutenus par le gouvernement, s'installèrent dans les collines, s'appropriant les terres tribales, brûlant les maison, obligeant ainsi les populations du Nord des CHT (surtout celles des villages de DIGHINALA, BOALKHALI, KHAGRACHARI, PABCHARI etc...) à se réfugier dans des camps en INDE où ils restèrent pendant 11 ans, jusqu'en 1997.

 

 

 

Au camp de TAKUMBARI (état du TRIPURA),   

       exil et inactivité

 

 

 

 

 

Dans les années 90, les adhérents de "Peuples des Collines ont participé à deux campagnes de lettres de pétition, coordonnées par Amnesty International ;

 

1 - pour que les Chakmas et les Hajongs exilés en Arunachal Pradesh, suite à la création du Lac Kaptaï, obtiennent la nationalité indienne, puisqu'il n'était pas possible de revenir dans les C.H.T.

 

2 - une deuxième campagne pour que cette nationalité indienne, obtenue, leur donne effectivement les droits à cette nouvelle nationalité.

 

En juin 1996, les responsables de "Peuples des Collines" organisent une nouvelle campagne pour marquer le 10è anniversaire de l'exode dans les camps du Tripura et demander le retour dans les C.H.T., leur terre d'origine. 

 

Ce n'est que l'année suivante, le 2 décembre 1997, que des "Accords de Paix" furent signés entre le nouveau parti au pouvoir, "la Ligue Awami" et le parti PCJSS (assoc. de solidarité des peuples des CHT) et que le retour de 60 000 réfugiés commença.

 

Malgré ce retour, la situation reste très précaire et les conflits entre tribaux et colons bengalis, se succèdent.

 

Dernièrement en avril 2011 400 maisons de bambou des tribus étaient incendiées dans la région de KHAGRACHARI et l'on déplorait plusieurs morts.

 

 

 

 

 Sajek , Février 2010 

 désolation des habitants sur les cendres de leur maison...

 

 

 

 

 

 Les victimes partent avec leur seul bien, un sac de riz...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Janvier 1997, c'est à ce moment que les responsables de "Peuples des Collines" se séparent de PARTAGE, et, profitant de l'ouverture des C.H.T., (région interdite jusqu'alors), prennent contact avec de nouveaux partenaires et entreprennent des projets pour la réhabilitation de familles ex-réfugiées du N des CHT.

Parallèlement, un important partenariat avec l'Evêché de CHITTAGONG s'établit avec l'association.

 

Voir les projets réalisés ou en cours sous l'onglet 

                    "réalisations"