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Les différentes écritures

qui peuvent faire l'objet d'un stage

avec M-Cl. Rubin

 

 

 

 

Ecriture minuscule cursive romaine : utilisée dès le 1er siècle avant J.C. l'écriture présente une forme capitalisée, puis au 2è S.  des lettres minuscules apparaissent, au 3è siècle, l'écriture toute minuscule présente de nombreuse ligatures rendant la lecture difficile ; le support peut être la feuille de papyrus ou tablette de cire ou de bois, alors un stylet est utilisé ren guise de plume.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecriture "RUSTICA" : En usage du 1er au 5è siècle, cette écriture est une variante de la Capitale Romaine, mais adaptée aux supports souples, comme le papyrus ou les peaux d'animaux, elle est donc tracée au calame ou au pinceau, mais non gravée.

Elle ne possède pas de minuscules. En 313, lors de l'adoption du Christianisme comme religion d'état, la Rustica est abandonnée au profit de l'Onciale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecriture "ONCIALE" : Apparue au 4è siècle, elle s'impose pour la graphie de livres de luxe et des textes sacrés ; elle se caractérise par des lettres rondes et fonctionnelles en parfaite harmonie avec l'architecture romane elle-même ; elle s'épanouit dans les monastères qui seuls, offrent aux copistes un environnement de paix et de recueillement.

Elle sera encore utilisée jusqu'aux 9è/10è s. pour les titres à l'époque carolingienne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Ecriture WISIGOTHIQUE : issue de la cursive romaine et de la semi-onciale, elle est utilisée du 5è au 7è s. et dans cette dernière période, surtout dans la péninsule ibérique. Elle est assez proche de la Mérovingienne. La forme de certaines lettres (a, i, t) et des ligatures rendent sa lecture difficile.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ecriture "MEROVINGIENNE" ou écriture de "LUXEUIL" : issue également de la cursive romaine, utilisée du 6è au 8è s.

c'est l'écriture des documents de chancellerie. On peut distinguer différents types selon les Abbayes : Luxeuil, Laon, Corbie, Cologne ou St Gall. De nombreuses ligatures lui donnent une certaine originalité et par contre, une difficulté de lecture. Dès la fin du 8è s., la Renaissance Carolingienne instaurera une petite écriture simple, la Caroline.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecriture "CELTIQUE" ou "Semi-onciale" ou "Irlandaise" : s'est développée au 6è siècle avec l'arrivée de St Colomban ; il fonde des monastères qui seront des centres de recueil et de copies de manuscrits. Au 8è siècle, la culture latine de l'Irlande est bien supérieure à celle de l'Angleterre, de l'Italie ou de la France mérovingienne.

Le livre de Kells, "Trésor de l'Occident", le livre de Lindisfarm, de Durrow ou le bestiaire d'Aberdeen en sont le témoignage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecriture CURSIVE minuscule irlandaise : Les moines irlandais, en introduisant l'écriture "semi-onciale" (ci-dessus) qui reste la base de leur graphie, n'en développent pas moins des écritures à caractère local,  déterminées par la recherche de la rapidité :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecriture "CAROLINE" ou "CAROLINGIENNE" : Conscient du rôle déterminant et unificateur de l'écriture, Charlemagne décréta l'usage officiel d'une petite écriture, issue de la semi-onciale, et qui porta son nom (Carolus magnus).

L'Abbé ALCUIN, reponsable du Monastère de St Martin de Tours, et son successeur l'Abbé Frédégise, poursuivent le travail de mise au point de la Caroline, qui atteint la perfection au point que son usage dépassa largement nos frontières..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La CAROLINE du Mont St MICHEL : la minuscule Caroline, lisible par tous, sera utilisée jusqu'au 12è s.. Pour les titres, les copistes utiliseront la Rustica et l'Onciale.

 

 

 

 

 

 

 

Signalons le Cartulaire, établi vers 1150, exceptionnel par la beauté de l'écriture Caroline et les nombreuses lettrines (lettres ornées) et 4 dessins pleine page.

 

 

 

 

 

 

Les LETTRES "VERSALES" : Proches de la Capitale Romaine, ces lettres sont appelées "versales" étant la première lettre de chaque vers ou verset.

Tracées en plusieurs traits, elles sont caractérisées par des fûts cintrés qui leur confèrent une certaine élégance.
Elle peuvent être serties à la plume fine et peintes à l'intérieur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les lettres LOMBARDES ou TOURNEURES :

issues de la capitale romaine et de l'onciale ; le fût des lettres est beaucoup plus large, permettant une décoration intérieure ; elles ont servi, avec les Versales, de base pour une majorité des lettrines (lettres ornées), durant tout le Moyen-Age.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ENLUMINURE "couleur" : gouache ou pigments - en s'appuyant sur les lettres "versales" ou lombardes", différentes techniques de décor du Moyen-Age, sont étudiées :  "filigrane", "feuilles de lierre", "feuilles d'acanthe" et réhauts.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Dès le 11è s. les copistes ont quelquefois imbriqué les lettres d'un mot, les unes dans les autres

 

 

 

 

 

 Technique de la "Vigne Blanche"

 

 

 

 

 

 

 Les "Fonds"

 

 

 

 

Ecritures "GOTHIQUES"

 A la fin du 12è s., la rondeur élégante de la Caroline laisse place aux premières lignes brisées de la PRE-GOTHIQUE. Un bel exemple à la Bibliothèque de Grenoble qui conserve la Cinquième Grande Bible Cartusienne.

Du 13è au 16è siècle, on peut distinguer plus de 150 gothiques ; parmi les plus connues, la TEXTURA ou Black letter, haute et droite, donnant l'aspect d'une texture régulière sur la page. 

 

Nous étudions plus particulièrement :

 

 

 

 

 

 

Ecriture Gothique "FRAKTUR" : est d'aspect plus souple et agréable que la Textura, grâce à ses empattement légèrement courbes, les hastes (partie ascendante des b, d, h, k, ou l) se terminent souvent par des arabesques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecriture Gothique "ROTUNDA" : gothique "ronde" qui se développe au 15è siècle en Italie, dans le Sud de la France et surtout en Espagne.

Particularité de l'écriture : l'empattement à la base des lettres est parallèle à la ligne d'écriture. Les hastes et les hampes sont courtes (dépassent de deux largeurs de plume la ligne d'écriture).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecriture gothique cursive "BATARDE" ou "FLAMANDE" : Apparue dans la seconde moitié du 14è s. dans le Nord de la France et aux Pays-Bas, elle fut utilisée jusqu'au 16è s.

Ecriture légèrement penchée à droite, hampes et hastes courtes, quelques ligatures dues à la cursivité ; ligne d'écriture de 3 largeurs de plume ; les "s" longs et les "f" très appuyés (double trait vertical)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecriture "CHANCELIERE" : Ecriture cursive, inclinée, utilisée dès le milieu du 15è siècle par les secrétaires de la curie romaine. Les maîtres italiens tels que Arighi, Palatino ou Bernardino créent la CANCELLARESCA, écriture élégante et raffinée. De nombreuses arabesques "fleurissent" le texte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecriture "RONDE" :C'est en 1632 que Colbert chargea le célèbre Maitre-écrivain BARBEDOR de mettre au point un modèle de "Ronde", cette belle écriture de clerc qui donne accès aux carrières libérales et administratives.

Fin 18è s., dans son encyclopédie, Maître PAILLASSON pose les règles définitives de cette calligraphie qui restera en usage jusqu'à la fin du 19è s./ début du 20è.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecriture "ANGLAISE" : Au 19è s. la domination économique de l'Angleterre contribue au développement industrieldans tous les domaines et en ce qui nous concerne, à la création de plumes métalliques, permettant une calligraphie fine et déliée, issue de la Cancellaresca.

Elle s'impose rapidement dans toute l'Europe, partout identique, comme l'écriture commerciale et administrative.

En France, au 20è s. l'Anglaise bénéficie toujours d'un prestige d'élégance et de qualité pour les documents de luxe ou même de publicité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'ART NOUVEAU : Mouvement artistique de la fin du 19è s. au début du 2è (1880 - 1920 env.), également appelé, selon les pays :

- Tiffany au Etats-Unis

- Jungenstill an Allemagne

- Sezessionstill en Autriche

- Modernismo en Espagne

- Modern Style en Angleterre

Les fondements théoriques de l'Art nouveau apparaissent en Angleterre avec l'émergeance du mouvement Arts and Crafts.

Retour à l'étude du motif naturel, à l'emploi de formes gracieuses de végétaux, fleurs ou insectes (affiches de MUCHA).

Emile GALLE, DAUM, GRUBER et d'autres donnent en France, une assise au mouvement en créant l'Ecole de NANCY.

En Espagne, le Modernisme embrasse toute forme d'expression artistique, peinture, dessin graphique, joaillerie, architecture (citons Antoni GAUDI 1852 - 1926).

Le graphisme que nous étidions est celui des lettres des textes ci-dessous :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'écriture GESTUELLE : C'est encore d'Angleterre qu'un mouvement de renouveau calligraphique voit le jour dès 1890 avec W. MORRIS puis E. JOHNSTON. D'autres pionniers aux Etats-Unis, tels que J.M. BENSON, Sheila WATERS ou D. JACKSON, en Allemagne, l'éminent Rudolph KOCH ou Hermann ZAPJ, comtemporain  aussi remarquable, vont entraîmer toute une génération de jeunes calligraphes talentueux,  Nordiques, Hollandais, Belges ou Français, dans une expression libre et originale.

Cette nouvelle approche de la calligraphie s'appuie sur une connaissance approfondie des écritures classiques, qu'il s'agisse de capitale romaine, onciale ou chancelière.

Les divers supports (papier, tissu, céramique, pierre), de nouveaux outils (tire-ligne, pinceaux, cola-pen ou tout autre, permettent une expression illimitée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Stage : PANNEAUX "en liberté"  - Travaux d'élèves :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les GROTESQUES du 15è s. et dessins de marges

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autres stages : cartes de voeux, embossage, ex libris, mise en page d'un texte dans un livret etc...